Retour
au Mistral Ils
reviennent en marchant dans la nuit au Mistral avec leurs sac-à-dos bien
chargés vers 20 heures seulement, cela est un peu tard pour les mistraliens
qui se cachent dans leur maison de bonne heure.
C’est le moment du repas du soir et ça mijote sur le feu les bonnes
odeurs. C’est un moment tranquille. Rudy va à l’Hôtel Select mais
malheureusement la porte est fermée. Il téléphone sur son portable à sa
grand-mère pour lui dire qu’il est revenu. Mirta accourt et va ouvrir à
Rudy. - -
Bonjour mon
grand. - -
Bonjour mima. -
-
Ca s’est bien
passé à Paris ? -
-
Oui, très bien. -
-
Tu as fais la
connaissance des Parents de Fred ? -
-
Je suis fatigué,
je crois que je vais aller me reposer. -
-
Tu pourrais me répondre
tout de même. -
-
Tu pourrais
quand même t’intéresser d’abord à moi, me demander si j’ai fait bon
voyage par exemple. -
-
Tu veux manger
quelque chose ? -
-
Non ! je
n’ai pas faim. - -
Ecoute mon chéri,
c’est vrai, je suis un peu maladroite, excuse-moi. Mirta
prend Rudy dans ses bras. Roland qui était dans la chambre arrive à la réception. -
-
Ecoute, tu vas
t’installer dans la chambre et je vais t’apporter à manger. - -
C’est gentil
Roland mais ce n’est vraiment pas la peine, je suis trop crevé. Rudy
monte dans sa chambre et s’endort comme un loir sur son lit. Pendant
ce temps là. Nathan
aussi arrive chez lui et, surpris, il tombe sur son père. -
-
Tu es revenu ? -
-
Oui, ce matin. - -
Je suis parti à
Paris rejoindre Luna et Fred. -
-
Je sais, Mirta
m’a expliqué. - -
Et toi comment
s’est passé ton voyage en médecin du monde, tu as pu sauver des enfants de
la guerre ? -
-
Tiens, comme
c’est curieux, tu t’intéresses à moi maintenant ? - -
Faut croire que
l’air de Paris m’a fait du bien ! -
-
Tu as l’air
reposé. Ca te dit de manger une
pizza avec moi. -
-
Avec plaisir ! Nathan et Guillaume ne se sont pas vus
depuis très longtemps et ils sont très contents de se retrouver enfin. - -
Ca fait une éternité
qu’on ne s’est pas vu ? - -
Ca fait six
mois. -
-
Tu comptes
rester à Marseille maintenant ? - -
Oui. Ca s’est
bien passé avec Luna ? -
-
Il n’y a pas
eu de problème. -
-
J’espère !
- -
Tu n’as pas
l’air convaincu ? - -
Si. .. Je
te crois. -
-
Ca me fait
plaisir de te revoir. -
-
Je t’ai manqué ? -
-
Pas toi ? -
-
Si…J’ai pensé
à toi. J’ai un cadeau pour toi. - -
C’est des
posters de l’UNICEF. -
-
Ca ne te fait
pas plaisir ? -
-
C’est l’un
des cadeaux que je préfère de toi. - -
Fred est
toujours là ? - - A ton avis? -
-
Peut-être
qu’elle a retrouvé ses parents à Paris. Ils
continuent comme ça à dialoguer ensemble pendant un long moment. Pendant
ce temps là. Fred
voit une lumière à la boutique et en parle avec Luna. Etonnées, elles décident
d’aller voir ce qu’il se passe à l’atelier. Elles sont attirées comme
des diamants par cette lueur étrange dans la nuit. Leurs pas résonnent par
terre. Luna ouvre la porte énergiquement et fait sursauter Charlotte qui les
regarde bouleversée et ne sait pas quoi dire. -
-
Je vais tout
vous expliquer. Ne me jugez pas. En
voyant Charlotte, Fred s’en va comme un lièvre et va voir Nathan. « Fred,
reste là » crie Charlotte. -
-
Cela t’étonne
qu’elle s’en aille dit Luna. -
-
Non !
c'est-à-dire ce que j’ai à raconter, cela la concerne aussi. -
-
En quoi ? -
-
Qu’est-ce que
tu fais là ? -
-
Et toi ? -
-
J’ai quitté
Ivan, je ne suis pas allé en Australie. -
-
Et pourquoi ? -
-
A l’aéroport,
on s’est disputé. J’ai déchiré mon billet d’avion. - -
Ne me dit pas
que tu as eu des remords, je ne te croirais pas. -
-
Ce n’est pas
par rapport à Fred. -
-
Alors c’est
quoi ? -
-
A l’aéroport,
avant de prendre l’avion, je suis allée aux toilettes et quand je suis
revenu, j’ai vu Ivan en train d’embrasser une autre femme plus tendrement
que moi. -
-
Je te l’avais
dit que c’était un salaud et tu ne m’as jamais cru. -
-
Après quand je
suis venue le voir, je lui ai parlé de cette femme. Je lui ai dit « comment
tu peux aimer deux femmes en même temps, tu as brisé ma vie. Tu as osé me
cacher que tu aimais une autre femme mais c’est monstrueux » et lui,
il niait qu’il avait une autre aventure. J’ai cru que j’allais devenir
folle alors j’ai déchiré mon billet. Je lui ai dit « Tu as cas
partir avec ta poufiasse en Australie » et je suis partie. -
-
Tu t’es
retournée ? -
-
Oui. Je l’ai
vue avec elle. Elle était en train de le consoler. -
-
Pauvre choux ! -
-
J’en ai déduit
qu’il préférait partir en Australie avec elle qu’avec moi -
-
C’est du
pipeau, Ivan. - -
Oui, tu avais
raison Luna, ce n’était pas un mec pour moi, j’aurai dû t’écouter. -
-
Et
après ? -
-
Je suis allée
à la gare en pleurant et j’ai pris un billet de train en direction de
Marseille et ça fait maintenant un peu plus de deux semaines que je suis là. -
-
La prochaine
fois, tu m’écouteras ! -
-
Je m’en veux,
tu ne peux pas savoir. - - Et c’était une idée de qui faire du mal à Fred? -
-
Je sais ce n’était
pas très glorieux de faire ça. -
-
C’est lui ou
c’est toi ? -
-
Les deux mon général ! -
-
Tu voudrais
reprendre le travail à l’atelier avec moi ? -
-
Oui, si tu
m’autorises bien sûre. -
-
A une seule
condition. -
-
Laquelle ? -
-
Je voudrais
d’abord que tu t’excuses auprès de Fred et que plus jamais tu recommences
à lui faire du mal. - -
D’accord, ça
marche mon général ! -
-
Tu as peur de
moi ? -
-
Un peu oui. -
-
Tu sais, je peux
devenir très méchante s’il s’agit de faire du mal à Fred. -
-
T’es dingue ! -
-
Oui. -
-
A propos, elle où
Fred ? -
-
Je pense
qu’elle a dû retrouver Nathan. -
-
Tu sais Luna, il
y a que toi qui a le droit de me disputer parce que tu seras toujours mon
amie. Le
portable de Luna se met à sonner. -
-
Luna, c’est
Nathan, Fred est passé à la maison mais mon père a été très maladroit
avec elle. -
-
Je ne comprends
pas, Guillaume est revenu ? -
-
Oui, il est
revenu ce matin. -
-
Et alors ? -
-
Il a eu des mots
maladroits. -
-
Bon ! arrête
de tourner au tour du pot dis-moi ce qu’il lui a dit ? -
-
Il lui a dit de
partir parce qu’il était tellement content de me retrouver qu’il voulait
savourer son bonheur d’être avec moi. -
-
Et vous n’avez
pas essayé de la retrouver ? -
-
Si … On
est parti à sa recherche mais on ne la vue. -
-
Passe-moi ton père,
je vais lui dire un mot. -
-
Papa, c’est
Luna, elle veut te parler. -
-
Allo !
Luna. -
-
Tu lui as dit
quoi à Fred exactement. -
-
Je lui ai dit
qu’on voulait rester entre mecs et elle est partie, j’étais nul,
excuse-moi. -
-
Je peux venir
m’installer chez-toi. -
-
Oui, je
t’attends. -
-
Qu’est-ce qui
se passe Luna ? -
-
Il a eu des
problèmes avec Fred, elle est partie seule dans la nuit sous un froid
torride. Il faut que je parle avec Guillaume. -
-
J’espère
qu’elle n’est pas morte gelée. Tu me teindras au courant. -
-
Oui, promis, je
te raconterai si j’ai retrouvé Fred. A
demain, Charlotte. Guillaume
s’en veut horriblement de ses mots maladroits. Nathan est surpris par
l’attitude de son père et n’arrête pas de le titiller. Fred se sentant
rejetée d’abord par Charlotte et ensuite par Guillaume s’enfuit dans
Marseille. Luna arrive à l’appart et demande des explications. -
-
Je suis con
Luna, je n’aurais pas dû lui dire ça. -
-
C’est sûr tu
t’es conduit comme un abruti. -
-
Bon ! arrêtez
tous les deux ! -
-
Il faut la
retrouver vite. -
-
On l’a déjà
cherchée, on ne la pas trouvée. -
-
De toute façon,
elle va finir par réapparaître, au pire elle reviendra demain ! Nathan titille de nouveau son père. Guillaume s’en
prend à Nathan physiquement et Luna intervient : -
-
Ca suffit tous
les deux, calmez-vous ! -
Guillaume
lâche Nathan. -
-
On va discuter
dans le calme. Pendant
ce temps là, Fred se balade dans Marseille. Elle marche vers
l’horizon. Son corps tremble de froid et pour se réchauffer, elle court de
temps en temps. Son cœur bat à cent à l’heure. Elle sent l’angoisse
monter petit à petit au fond de son être. Elle respire fort et elle essaie
de se calmer, de se raisonner mais elle marche tout droit et n’a pas
l’attention de se retourner. Elle regarde les étoiles briller au dessus de
sa tête. Elle décide d’aller vers la mer. Tout à coup, elle aperçoit
des jeunes pas très nets avec des couteaux, des cannettes de bières.
Elle les évite et prend un autre chemin mais elle recroise les jeunes un peu
plus loin. Fred ne sait pas quoi faire mais paniquée, elle se retourne mais
les jeunes se mirent à courir à toute vitesse vers elle. Fred se cache vers
un immeuble pour ne pas se faire voir. Puis ensuite, s’engage
une course poursuite avec les jeunes. Ils ont l’attention de l’attraper
puis aussi bien de l’attacher avec cordes et de la violer. Astucieuse, Fred
ne fait pas que courir. Elle essaie de se planquer pour
reprendre son souffle et d’aller de plus en plus loin vers la plage
du Prado. Elle traverse un pont en courant et les jeunes la suivent de plus en
plus près et de nouveau, elle se cache en dessous du Pont. Les jeunes la
cherchent et la trouvent. Ils avancent vers elle en lui montrant leurs
couteaux et commencent à l’insulter. Fred se retourne et recommence à
courir sur les trottoirs, dans les ruelles, sur la route
et se cache aussi derrière les voitures, et soudain, cela va mieux,
elle retrouve un chemin qui descend à la plage du Prado, traverse la route et
saute pardessus un mur et tombe dans le sable en se faisant très mal. Les
jeunes ne la voient plus et décident d’abandonner la partie. Fred essaie de
se relever mais elle ne peut pas alors elle rampe dans le sable. Puis elle se
met à pleurer et à gémir un peu. Tout à coup, au loin, Fred aperçoit
quelqu’un qui avance vers elle d’un pas décidé.
« Qui es-tu ? » dit Fred sur un ton méfiant. « Va-t-en,
je ne te connais pas » mais la jeune femme lui parle « Je t’ai
vu sauter pardessus le mur, j’ai eu très peur alors je suis venue à ton
secours, tu t’es fait mal ? » -
-
Je ne peux pas
bouger. -
-
Je vais appeler
les secours ! -
-
Non !
s’il te plait, ne m’abandonne pas. -
-
Je peux voir où
tu as mal ? -
-
Je ne sais pas. Fred
arrive à se mettre sur le dos dans le sable. -
-
Tu saignes
beaucoup, il faut appeler les secours. -
-
Je
saigne où ça ? -
-
Aux genoux droit
surtout et aussi, tu as des égratignures un peu partout et au visage aussi. -
-
Ca va aller, je
n’ai pas trop mal. -
-
Que s’est-il
passé ? -
-
Je me suis fait
agresser par des jeunes et ensuite je me suis mise à courir
pour m’en débarrasser mais
le problème c’est qu’eux me poursuivaient aussi. -
-
Comment
t’appelles-tu ? D’où viens-tu ? -
-
Du mistral, ça
te dis quelque chose. -
-
Oui. -
-
Ne bouge pas, je
vais revenir, je vais appeler les secours ! -
-
Si tu veux ! -
-
Je reviens
promis. Fred
était comme assommée. Elle resta sur le sable jusqu’au petit matin. Elle
pensa à Luna très fort. Elle la voyait dans sa tête en train de lui parler.
Elle lui dit « Tiens bon » et l’encouragea beaucoup. Fred se réveilla
sur le matin un peu dans le coltard et essaya de se mettre assise un peu
difficilement car le genou la faisait souffrir. Elle se dit que la blondasse
ne reviendrait plus pour l’aider et que ses mots c’étaient que du pipeau.
En réalité, elle a eu des problèmes aussi. Elle n’avait pas de portable
sur elle. Quand elle prit sa voiture, elle tomba sur un énorme embouteillage.
Elle alla à Phénicie où elle tomba sur Juliette. Vous avez bien compris la
blondasse, c’était évidemment Céline Frémont. Céline se raconta au fond
d’elle-même que c’était un peu tard pour sauver Fred et s’en voulu
beaucoup. Elle en parla avec Juliette qui n’y comprenait rien. Céline
persuada sa sœur de venir avec elle sur la plage du Prado.
Arrivant sur la plage, Céline s’aperçu que Fred était bien entourée.
Elle vit Luna avec elle. Céline s’en mordit les doigts de n’avoir pas
pu sauver Fred et aussi elle se demanda comment Luna savait qu’elle
était là sur cette plage. Céline était toute chamboulée. Puis elle
reparti vite avec Juliette à leur maison bourgeoise car elles avaient un
rendez-vous très important avec leur papa Charles Frémont. Ne
voyant pas Fred arriver à l’appart, Luna s’était douté qu’elle avait
eu un problème alors avait décidé de faire un tour dehors et était tombée
sur Fred sur la plage du Prado. « Fred » cria Luna affolée que
sait-il passé ? Luna prit
Fredou dans ses bras. -
-
J’ai trop mal. -
-
Où ? -
-
Partout. Luna,
je ne sais plus où j’en suis ! - -
Il ne faut pas
rester là. -
-
J’aimerais
bien partir mais je ne peux pas me relever. - -
Pourquoi ? -
-
J’ai eu un
accident. - -
Calme-toi. Luna
regarda les blessures de Fred un peu partout
sur le corps. -
-
Je vais téléphoner
à Guillaume. - -
Luna, je vais
mourir. - -
Ne parle pas. Fred respire de plus en plus fort. -
-
Guillaume, il
faut que tu vienne en vitesse, Fred a eu un accident. -
-
J’arrive ! Sans
réfléchir, Guillaume arrive en vitesse avec sa voiture. Il transporte Fred délicatement
dans ses bras et la met à l’arrière de la voiture la tête posée sur de
gros coussins. En suite, il la transporte à son cabinet médical et la soigne
le mieux possible. Il lui prescrit de l’antidouleur et de la pommade. -
-
Fred que
s’est-il passé ? -
-
Il faut que je
retrouve mes esprits, j’ai besoin de dormir pour cela, je vous expliquerai
après. -
-
Pose les pieds
par terre et essaye de marcher un peu. -
-
Voilà, tu va
aller à l’appart avec Luna. -
-
Luna, toi, il
faudra que tu la tienne un peu par les épaules. Assommée,
Fred se coucha sur le lit de Nathan et s’endormit presque toute la journée.
Luna la réveilla à midi pour manger un peu mais l’appétit n’était pas
vraiment aux rendez-vous. Le
lendemain. Fred expliqua à Luna et à Guillaume comment elle s’était fait
poursuivre par des jeunes en courant. Elle leur raconta aussi qu’elle avait
sauté par-dessus un mur et c’est comme ça qu’elle a eu cet accident.
Puis elle leur parla aussi d’une certaine blondasse qui est venue la
trouver. Fred se sentit encore fatiguée et choquée en même temps. Luna et
Guillaume étaient bouleversés d’apprendre cela. Elle avait aussi très mal
au dos. Luna était au petit soin au près de Fred pendant quelques temps,
jusqu’à ce qu’elle reprenne le dessus. Guillaume lui fit un arrêt de
travail pendant une quinzaine de jour. Quant à Nathan, il s’installa à
l’atelier avec Charlotte. Les amis de Fred venait régulièrement lui rendre
visite et passer l’après-midi avec elle. Un jour, elle eu une visite un peu
étrange celle de Céline Frémont. -
-
Bonjour, comment
vas-tu ? -
-
Comme ci, comme
ça. -
-
Je m’appelle Céline
et toi. -
-
Fred, je suis
une amie à Luna. Je m’excuse mais je ne vais pas pouvoir rester longtemps
éveillée, tout le monde vient prendre de mes nouvelles mais je suis fatiguée. -
-
Je comprends ! -
-
C’est gentil
d’être passé me voir. -
-
Je voulais vous
dire que je n’étais pas vraiment au top le soir où tu as eu ton accident. -
-
Ce n’est pas
grave, faut plus y penser. -
-
J’ai été
bouleversée par votre chute,
j’aurai du vous aider, je m’en veux ! -
-
Faut pas, tu
n’y est pour rien. -
-
Bon courage pour
la suite. -
-
Merci. Au revoir
Céline. -
-
A une autre
fois, Fred. Fred
s’endormit comme un loir pendant
un long moment. Luna rentra à l’appart. Fred se réveilla avec mal au dos.
Elle demanda à Luna si elle pouvait lui faire des massages. Luna en profita
pour lui faire des chatouilles et elle est arrivée à faire rire Fredou et
pour elle ce fut comme une victoire. Le lendemain. Guillaume prépare ses valises mais Luna le
surprend et lui demande des explications. -
-
Je pense que tu
n’as plus envie de vivre avec moi, je suis un salopard ! -
-
Tu repars faire
le tour du monde ? - -
Non ! ne
t’inquiète pas, je vais juste à l’hôtel. -
-Je ne te suis
pas là. -
-
J’ai besoin de
faire le point dans ma tête, je ne sais plus qui je suis ? -
-
Ne t’en va
pas, Guillaume, j’ai besoin de toi. -
-
Je ne crois pas.
Non ! Je suis un monstre. - -
Tu t’en veux
d’être mal conduit avec Fred, c’est ça ? -
-
Oui, je suis
rongé par la culpabilité. -
-
Tu as été
maladroit c’est tout, les erreurs tous le monde en fait, Fred, elle peut le
comprendre ça. J’en suis sûre qu’elle ne t’en veux pas. -
-
Je n’en suis
pas aussi sûr que ça. - -
Il faut que tu
restes ici sinon Fred, elle t’en voudra pour toujours. -
-
Je n’arrête
pas de me dire que si je ne lui avais pas dit ces mots maladroits, elle
n’aurait pas eu cet accident. -
-
Guillaume, il
faut que tu la soignes, que tu sois présent et c’est comme ca que Fred te
pardonnera. -
-
Je n’ai pas
ton optimisme. Je ne sais pas si je suis quelqu’un important
pour elle maintenant, elle ne me voit plus comme un ange. - -
Tu as été
fatigué, c’est tout. D’accord, tu as eu un moment de faiblesse mais
maintenant il faut effacer tout ça, reprendre à zéro, une nouvelle relation
entre elle et toi. -
-
Je me dis que
c’est toi qui comptes le plus pour elle. -
-
Oui, c’est
vrai mais ça ne veux pas dire qu’elle ne t’aime pas. Pendant
ce temps, Fred se réveille doucement. Elle écoute la conversation entre
Guillaume et Luna car la porte de la chambre est grand ouverte. Fred entre
dans la chambre. -
-
Ah ! tu es
là Fred, je ne t’ai pas entendu te lever ! -
-
J’ai tout
entendu votre conversation. -
-
Ah ! bon ! Guillaume et Luna sont plutôt gênés. -
-
Arrêtez de me
regarder comme un oiseau malade ! -
-
Je vais vous
laisser toutes les deux. -
-
Guillaume, si tu
franchis cette porte, tu n’es pas prêt à me revoir. -
-
Je vous ai fait
trop de mal. - -
C’est
maintenant qu’il faut réparer le mal. -
-
Mais comment ?
Je m’en veux tellement. -
-
Il ne faut pas
t’effondrer, tu n’as pas le droit. -
-
Je sais mais
c’est plus fort que moi. - -
Il faut que tu
nous redonnes la joie de vivre. -
-
Et moi, qui sait
qui va me soutenir ? -
-
Nathan, Luna et
moi. On n’est pas bien tous les quatre ? -
-
Bon d’accord.
Je reste ici. Guillaume
embrasse Luna sur la bouche. -
-
Tu sais
Guillaume, ce n’est pas moi qu’il faut embrasser. C’est Fred qu’il
faut remercier. -
-
Merci
Fred. Ah ! au fait, j’ai des cadeaux pour vous d’eux. Guillaume
offre à Luna un poster sur les danses Brésiliennes, qui est enchantée de
son cadeau. Il offre aussi à Fred des photos d’enfants de tous les pays du
monde qu’il a traversé à pied et elle est très touchée par ce geste. -
-
Moi aussi,
j’ai un cadeau pour toi, Guillaume. -
-
Tu crois que je
le mérite ! -
-
Oh ! tu ne
vas pas recommencer à nous saouler avec ta déprime. -
-
Ok ! je me
tais ! Fred
lui offre son livre « ma différence ». - -
Tu as écrit ça ? -
-
Oui, tu liras ce
sont mes poèmes. -
-
Je ne sais pas
quoi dire. -
-
Ben ! ne
dit rien. Guillaume
lit de temps en temps les poèmes de Fred quand il a des coups de cafard car
cela lui remonte le moral. Guillaume est totalement scotché par ces poèmes
qu’il en reste baba. Parfois, il en parle avec Luna et tout les deux, ils
ont une larme à l’œil tellement
qu’ils sont émus.
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